Les violences sexuelles faites aux enfants constituent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et de protection de l’enfance. Si cette réalité est désormais davantage reconnue, elle reste encore largement impensée lorsqu’il s’agit des tout-petits, et en particulier des enfants de 0 à 3 ans accueillis en crèche.
L’absence ou la limite de la parole, la dépendance extrême de l’enfant à l’adulte ainsi que le caractère tabou de ces violences rendent leur repérage particulièrement difficile pour les professionnelles de la petite enfance.
Pourtant, comme le rappelle la clinique, les bébés aussi peuvent être victimes. Leur souffrance s’exprime autrement : par le corps, les comportements, la relation.
Les données publiques disponibles montrent qu’en France, 678 enfants de moins de 2 ans ont été accueillis en Unité Médico-Judiciaire (UMJ) pour des faits de violences sexuelles en 2023 puis 614 enfants de 0 à 2 ans en 2024*. Ces chiffres ne correspondent pas au nombre total de victimes mais aux enfants orientés vers une UMJ ; ils constituent donc un minimum observé.
À l’échelle de l’enfance entière, la CIIVISE (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants) rappelle que 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France. Pour 22 % des victimes, soit près d’un quart des situations, les premiers viols ou agressions sexuelles ont commencé entre la naissance et l’âge de 5 ans.
Dans ce contexte, les équipes des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) occupent une place stratégique : elles sont souvent parmi les premières à observer des signes inhabituels, à percevoir des changements ou à être confrontées à des situations de doute.
Mais elles peuvent également se sentir démunies : peur de se tromper, difficulté à interpréter, crainte d’accuser à tort ou de ne pas savoir comment agir.
Cette formation s’inscrit dans cette nécessité de montée en compétence des acteurs de terrain, en cohérence avec les recommandations portées par la CIIVISE, qui insiste sur l’importance de former tous les professionnels au contact des enfants au repérage et à la protection.
Dans un contexte de lourde actualité en pédocriminalité, cette formation vise à offrir des repères clairs, opérationnels et sécurisants pour agir avec justesse, sans dramatisation ni banalisation.
Le contenu et le déroulement de la formation peuvent être adaptés aux besoins spécifiques de la structure. Un échange préalable entre le formateur ou la formatrice et le responsable d’établissement permet d’identifier les attentes de l’équipe et les situations rencontrées.
9h00 – 10h15
10h30 – 12h15
Atelier : Études de situations issues du terrain EAJE
Pause déjeuner
13h30 – 14h45
Atelier : Travail collectif autour des repères de prévention
15h00 – 16h00
16h00 – 16h45
16h45 – 17h00
Cette formation peut être complétée par une seconde journée permettant :
Formation sur site intégrant :
Cette formation est pertinente pour tout professionnel de la Petite Enfance, débutant ou plus expérimenté, souhaitant interroger ou conforter ses pratiques, actualiser ses connaissances, renforcer ses compétences.
Formation en présentiel au sein du lieu défini avec le client.
La formation a lieu dans une salle adaptée au nombre de stagiaires.
La formation peut faire l’objet d’adaptations en fonction des besoins des participants en situation de handicap.
Afin d’anticiper les éventuels aménagements nécessaires — accessibilité des locaux ou des outils numériques, organisation, rythme, modalités d’expérimentation ou adaptations pédagogiques — nous vous invitons à nous contacter en amont de la formation :
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