Le jeu en EAJE : aménager les espaces et accompagner l’exploration

Jeu libre, activités d’éveil et posture professionnelle : trouver le juste équilibre

Objectifs de la formation

À l’issue de la formation, les participants seront en mesure de :
  • Comprendre le rôle fondamental du jeu dans le développement global du jeune enfant.
  • Différencier jeu libre, jeu accompagné et activité proposée.
  • Identifier les besoins de jeu et d’exploration selon l’âge et le développement de l’enfant.
  • Comprendre l’importance de la libre exploration.
  • Observer les enfants en situation de jeu afin d’ajuster les propositions.
  • Comprendre la place de l’imitation dans les interactions entre jeunes enfants.
  • Sélectionner des jeux et du matériel adaptés aux besoins observés.
  • Aménager des espaces favorisant autonomie, exploration et sécurité.
  • Trouver le juste équilibre entre stimulation et sur-sollicitation.
  • Adapter sa posture professionnelle aux différents temps de jeu.
  • Favoriser la sécurité affective sans intervenir systématiquement.
  • Construire collectivement des principes d’aménagement cohérents.
  • Participer à un projet de réaménagement des espaces de jeu de la structure.

Informations générales

Retrouvez toutes les informations utiles sur cette formation.

Pour le jeune enfant, jouer est une activité essentielle. Dès les premiers mois, le jeu lui permet d’explorer son environnement, d’expérimenter, de développer sa motricité, d’exprimer ses émotions, d’entrer en relation avec les autres et de construire progressivement ses apprentissages.

En EAJE, la place accordée au jeu soulève de nombreuses questions : faut-il proposer des activités ou laisser l’enfant jouer librement ? Quelle place donner à l’adulte ? Comment aménager les espaces pour favoriser l’exploration et l’autonomie ? Faut-il multiplier les jouets ? Comment répondre aux besoins d’enfants d’âges différents ?

Jeu libre et activités d’éveil ne s’opposent pas. L’enjeu consiste à comprendre leurs fonctions respectives et à proposer un environnement suffisamment sécurisant, stimulant et évolutif pour permettre à chaque enfant d’explorer à son rythme.

L’aménagement des espaces joue à ce titre un rôle majeur. La disposition du mobilier, le choix et la quantité des jeux, leur accessibilité, la circulation ou encore la présence de l’adulte influencent directement la manière dont les enfants investissent le jeu.

Cette formation propose aux professionnels de repenser la place du jeu dans leur projet pédagogique, d’observer les enfants autrement et d’expérimenter des solutions concrètes d’aménagement.

Elle s’appuie sur les connaissances relatives au développement du jeune enfant et sur l’analyse des pratiques professionnelles afin de construire des environnements de jeu favorisant autonomie, plaisir, exploration, sécurité affective et interactions entre enfants.

Le contenu et le déroulement de la formation peuvent être adaptés aux besoins spécifiques de la structure. Un échange préalable entre le formateur ou la formatrice et le responsable d’établissement permet d’identifier les attentes de l’équipe et les situations rencontrées.

  • Définir le jeu chez le jeune enfant.
  • Comprendre la place du plaisir et de la spontanéité.
  • Identifier les fonctions du jeu dans le développement.
  • Jeu et développement psychomoteur.
  • Jeu et développement cognitif.
  • Jeu et développement affectif.
  • Jeu et développement social.
  • Jeu et langage.
  • Jeu et créativité.
  • Comprendre pourquoi l’enfant apprend en expérimentant.
  • Respecter le rythme et les initiatives de chaque enfant.
  • Jeux sensoriels et exploratoires.
  • Jeux moteurs.
  • Jeux de manipulation.
  • Jeux de construction.
  • Jeux d’imitation.
  • Jeux symboliques.
  • Jeux d’encastrement et d’assemblage.
  • Jeux créatifs.
  • Jeux avec des éléments naturels.
  • Premiers jeux collectifs.

 

Les participants réfléchiront à la manière dont ces différentes formes de jeu peuvent coexister dans les espaces de la structure.

  • Définir le jeu libre.
  • Identifier les caractéristiques d’une activité proposée par l’adulte.
  • Comprendre les intérêts respectifs des deux approches.
  • Identifier les situations dans lesquelles une proposition de l’adulte peut enrichir l’expérience.
  • Éviter de transformer systématiquement le jeu en activité dirigée.
  • Laisser à l’enfant la possibilité de ne pas participer.
  • Respecter son initiative.
  • Questionner la place des activités dans l’organisation quotidienne.
  • Trouver un équilibre adapté au projet pédagogique de la structure.
  • Comprendre les besoins d’exploration du jeune enfant.
  • Permettre à l’enfant de choisir.
  • Favoriser l’accès autonome au matériel.
  • Laisser suffisamment de temps pour expérimenter.
  • Accepter la répétition.
  • Permettre à l’enfant de détourner certains objets de leur fonction première lorsque les conditions de sécurité le permettent.
  • Éviter les interruptions inutiles.
  • Favoriser la concentration.
  • Respecter le rythme individuel.

L’observation permet d’adapter l’environnement plutôt que de multiplier les propositions.

  • Observer sans intervenir immédiatement.
  • Identifier ce qui attire l’enfant.
  • Repérer les jeux qu’il répète.
  • Observer ses stratégies.
  • Identifier les interactions entre enfants.
  • Repérer les espaces peu ou beaucoup investis.
  • Observer les déplacements et les circulations.
  • Identifier les situations générant frustrations ou conflits.
  • Utiliser les observations pour faire évoluer l’aménagement et le matériel.

L’imitation occupe une place importante dans les premières interactions entre enfants, notamment lorsque le langage verbal est encore en construction.

  • Comprendre la fonction de l’imitation.
  • Observer les phénomènes d’imitation entre enfants.
  • Identifier leur rôle dans les interactions sociales.
  • Comprendre l’intérêt de proposer certains jeux en plusieurs exemplaires.
  • Adapter la quantité de matériel.
  • Limiter certaines situations de compétition.
  • Favoriser le jeu parallèle puis progressivement partagé.

Plus de jouets ne signifie pas nécessairement plus de jeu.

  • Sélectionner du matériel adapté au développement.
  • Privilégier la qualité et la diversité des expériences.
  • Identifier les jeux réellement utilisés.
  • Éviter la surcharge visuelle.
  • Proposer du matériel polyvalent.
  • Réfléchir aux jeux ouverts permettant plusieurs utilisations.
  • Adapter les quantités.
  • Organiser une rotation du matériel lorsque cela est pertinent.
  • Prendre en compte les exigences de sécurité et d’entretien.
  • Comprendre l’influence de l’espace sur le comportement.
  • Créer des espaces lisibles pour l’enfant.
  • Identifier différentes zones de jeu.
  • Faciliter les déplacements.
  • Favoriser l’autonomie.
  • Permettre à l’enfant de choisir son activité.
  • Prévoir des espaces dynamiques et des espaces plus calmes.
  • Créer des possibilités de retrait.
  • Prendre en compte la lumière, le bruit et les sollicitations visuelles.
  • Adapter l’espace à l’évolution du groupe.
  • Comprendre l’intérêt des repères spatiaux.
  • Réfléchir à la fonction des différents espaces.
  • Utiliser le mobilier pour structurer sans enfermer.
  • Maintenir une circulation fluide.
  • Concilier espaces dédiés et décloisonnement.
  • Favoriser la visibilité pour les enfants et les professionnels.
  • Éviter les espaces trop figés.
  • Faire évoluer l’organisation selon les observations.

Pour les bébés

  • Espaces au sol sécurisés.
  • Exploration sensorielle.
  • Mobilité spontanée.
  • Objets accessibles.
  • Possibilités d’observer les autres enfants.
  • Présence sécurisante de l’adulte.

 

Pour les enfants qui commencent à se déplacer

  • Espaces favorisant la motricité.
  • Possibilités de pousser, tirer, transporter.
  • Jeux de manipulation.
  • Matériel permettant l’imitation.
  • Circulations adaptées.

 

Pour les plus grands

  • Jeu symbolique.
  • Construction.
  • Créativité.
  • Manipulation.
  • Espaces permettant de jouer seul ou à plusieurs.
  • Possibilités de transformer et réinventer les espaces.
  • Identifier les besoins communs et spécifiques.
  • Sécuriser les plus jeunes sans limiter systématiquement les plus grands.
  • Organiser le matériel.
  • Prévoir différentes zones d’exploration.
  • Favoriser les interactions entre âges.
  • Adapter les propositions au fil de la journée.
  • Observer les usages réels plutôt que penser uniquement l’espace à partir de l’âge théorique.

La qualité du jeu dépend aussi de la posture de l’adulte.

  • Être présent sans être omniprésent.
  • Assurer une sécurité affective.
  • Observer avant d’intervenir.
  • Accompagner sans diriger systématiquement.
  • Encourager sans survaloriser.
  • Éviter de montrer immédiatement « comment faire ».
  • Respecter les initiatives.
  • Accepter que l’enfant expérimente.
  • Soutenir les interactions.
  • Intervenir lorsque la sécurité le nécessite.
  • Savoir se mettre en retrait.

Pour explorer, l’enfant doit pouvoir se sentir suffisamment en sécurité.

  • Comprendre le lien entre sécurité affective et exploration.
  • Identifier la fonction de la présence de l’adulte.
  • Être disponible et accessible.
  • Offrir des repères stables.
  • Permettre à l’enfant de revenir vers l’adulte.
  • Adapter sa distance.
  • Maintenir une présence rassurante sans interrompre le jeu.
  • Favoriser progressivement l’autonomie.

La liberté de l’enfant nécessite un environnement pensé et organisé par l’adulte.

  • Définir les limites nécessaires.
  • Différencier risque acceptable et danger.
  • Sécuriser l’environnement.
  • Éviter les interdictions inutiles.
  • Construire des règles cohérentes.
  • Permettre l’expérimentation dans un cadre sécurisé.
  • Harmoniser les règles entre professionnels.
  • Trouver un équilibre entre liberté, sécurité et organisation collective.
  • Comprendre pourquoi plusieurs enfants souhaitent parfois le même objet.
  • Prendre en compte le développement émotionnel et social.
  • Observer avant d’intervenir.
  • Éviter d’imposer systématiquement le partage.
  • Accompagner les émotions.
  • Mettre des mots sur la situation.
  • Adapter la quantité de matériel.
  • Identifier les conflits liés à l’aménagement.
  • Utiliser l’observation pour prévenir certaines situations répétitives.

Un aménagement pertinent n’est jamais définitif.

  • Observer l’utilisation réelle des espaces.
  • Identifier les zones délaissées.
  • Comprendre pourquoi certains espaces deviennent sources de tensions.
  • Faire évoluer le matériel.
  • Déplacer ou retirer certains éléments.
  • Tester de nouvelles configurations.
  • Observer les effets des changements.
  • Ajuster collectivement.
  • Partager les représentations du jeu.
  • Questionner les habitudes professionnelles.
  • Définir la place donnée au jeu libre.
  • S’accorder sur les postures.
  • Construire des repères communs.
  • Partager les observations.
  • Évaluer collectivement les aménagements.
  • Inscrire les choix dans le projet pédagogique.
  • Présenter la démarche aux nouveaux professionnels et aux stagiaires.

À partir de photographies, plans ou observations des espaces existants, les participants pourront travailler sur leur propre environnement.

  • Identifier les points forts.
  • Repérer les contraintes.
  • Analyser les circulations.
  • Observer la répartition du matériel.
  • Identifier les éventuelles surcharges.
  • Repérer les espaces peu utilisés.
  • Imaginer différentes configurations.
  • Définir des modifications réalistes.
  • Construire un plan d’action collectif.

 

L’objectif n’est pas nécessairement de changer le mobilier ou d’acheter de nouveaux jeux, mais d’utiliser autrement les ressources déjà disponibles.

La formation privilégie une pédagogie active, concrète et directement transférable au quotidien professionnel.

Elle pourra notamment intégrer :

  • des apports théoriques et méthodologiques ;
  • des ateliers d’expérimentation autour du jeu ;
  • l’analyse de photographies et de vidéos ;
  • des exercices d’observation ;
  • des mises en situation ;
  • des études de cas ;
  • l’analyse des espaces existants ;
  • des travaux en sous-groupes ;
  • des échanges autour des pratiques ;
  • la conception de propositions d’aménagement ;
  • l’élaboration d’un plan d’action adapté à la structure.

 

Lorsque la formation est réalisée au sein de l’EAJE, les espaces réels de la structure peuvent servir de support à la réflexion.

En amont de la formation
Un échange avec le responsable de l’établissement permet d’identifier les attentes, les pratiques existantes et les éventuels projets d’évolution ou de réaménagement des espaces.

En début de formation
Un recueil des représentations et pratiques permet d’identifier les connaissances initiales et les principales problématiques rencontrées.

Pendant la formation
Les acquis sont évalués progressivement à travers :

  • des quiz ;
  • des études de situations ;
  • des exercices d’observation ;
  • des analyses d’espaces ;
  • des mises en situation ;
  • des travaux de conception et d’aménagement.

 

À l’issue de la formation
Une évaluation des acquis permet de mesurer l’atteinte des objectifs pédagogiques.

Un questionnaire de satisfaction est également proposé aux participants.

Après la formation
Un questionnaire de satisfaction peut être adressé au commanditaire afin d’évaluer la réponse apportée aux besoins de la structure.

  • Professionnels de la Petite Enfance.
  • Professionnels exerçant en crèche, micro-crèche ou autre EAJE.
  • Auxiliaires de puériculture.
  • Éducateurs et éducatrices de jeunes enfants.
  • Responsables, directeurs et référents techniques.
  • Professionnels participant à un projet d’aménagement ou de réaménagement des espaces.
Aucun prérequis spécifique n’est nécessaire pour participer à cette formation.

Formation proposée en présentiel à distance ou mixte.

La formation peut faire l’objet d’adaptations en fonction des besoins des participants en situation de handicap.

Afin d’anticiper les éventuels aménagements nécessaires — accessibilité des locaux ou des outils numériques, organisation, rythme ou adaptations pédagogiques — nous vous invitons à nous contacter en amont de la formation :

contact@inpe.fr

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