Le développement psychomoteur de l’enfant de 0 à 3 ans

Comprendre, observer et accompagner les grandes étapes du développement

Objectifs de la formation

À l’issue de la formation, les participants seront en mesure de :
  • Actualiser leurs connaissances sur le développement psychomoteur de l’enfant de 0 à 3 ans.
  • Comprendre les interactions entre développement moteur, sensoriel, affectif, cognitif et langagier.
  • Identifier les grandes étapes et les principales lois du développement.
  • Observer les compétences et les besoins de l’enfant sans précipiter ses acquisitions.
  • Comprendre les principes de la motricité libre et leur intérêt dans le développement global.
  • Adapter leur posture professionnelle pour favoriser sécurité affective, autonomie et exploration.
  • Comprendre l’importance de l’engagement corporel du professionnel dans la relation avec l’enfant.
  • Aménager les espaces et les temps du quotidien afin de soutenir les expériences motrices.
  • Intégrer les besoins de mouvement dans les soins, les repas, le sommeil et les temps de transition.
  • Repérer certains signes inhabituels du développement et savoir quand demander un avis ou orienter vers un professionnel compétent.
  • Dialoguer avec les familles autour du développement psychomoteur et favoriser une continuité éducative.

Informations générales

Retrouvez toutes les informations utiles sur cette formation.

Le développement psychomoteur du jeune enfant, entre 0 et 3 ans, constitue un socle essentiel pour son autonomie, sa sécurité affective, sa relation à l’autre et ses futurs apprentissages.

Au cours de ses premières années, l’enfant développe progressivement ses compétences motrices, sensorielles, affectives, cognitives et relationnelles. Ces dimensions sont étroitement liées : le mouvement, les expériences corporelles, les interactions avec l’adulte et l’environnement participent ensemble à la construction du développement global.

Pour les professionnels de la Petite Enfance, comprendre ces mécanismes permet d’adapter l’accompagnement quotidien, d’ajuster les postures, de proposer des espaces soutenant l’exploration et de respecter le rythme propre à chaque enfant.

Cette formation permet d’actualiser les connaissances sur les grandes étapes du développement psychomoteur, d’expérimenter la place du corps dans la relation éducative et de mieux comprendre les principes de la motricité libre. Elle invite également à porter un regard renouvelé sur les temps du quotidien : accueil, soins, repas, sommeil, jeux, transitions et déplacements.

À travers des apports théoriques, des expériences sensori-motrices, des études de cas et l’analyse de situations professionnelles, les participants pourront construire des repères concrets et directement transférables dans leurs pratiques.

Le contenu et le déroulement de la formation peuvent être adaptés aux besoins spécifiques de la structure. Un échange préalable entre le formateur ou la formatrice et le responsable d’établissement permet d’identifier les attentes de l’équipe et les situations rencontrées.

  1. Comprendre le développement global de l’enfant
  • Définir le développement psychomoteur et ses principales composantes.
  • Comprendre les liens entre motricité, sensorialité, cognition, émotions et langage.
  • Identifier les grandes étapes du développement entre 0 et 3 ans.
  • Comprendre que le développement n’est pas strictement linéaire.
  • Identifier les variations interindividuelles et respecter le rythme propre à chaque enfant.
  • Comprendre les notions de périodes sensibles et de maturation progressive.

 

  1. Comprendre le développement neurologique et sensoriel
  • Découvrir les bases du développement neurologique du jeune enfant.
  • Comprendre le rôle de la maturation du système nerveux.
  • Identifier la place des expériences sensorielles dans les acquisitions.
  • Comprendre les liens entre perception, mouvement et exploration.
  • Identifier le rôle du toucher, de la vision, de l’audition, du système vestibulaire et de la proprioception.
  • Comprendre comment les expériences corporelles participent à la construction de la représentation du corps.

 

  1. Réflexes archaïques et maturation motrice
  • Identifier les principaux réflexes archaïques du nourrisson.
  • Comprendre leur rôle dans les premières étapes du développement.
  • Situer leur évolution dans la maturation motrice.
  • Comprendre le passage progressif d’une motricité réflexe à une motricité volontaire.
  • Relier ces connaissances à l’observation quotidienne du jeune enfant.

 

  1. Les grandes lois du développement moteur
  • Comprendre les principes généraux du développement moteur.
  • Identifier les progressions céphalo-caudale et proximo-distale.
  • Comprendre l’importance des appuis et des transferts de poids.
  • Observer la construction progressive de l’équilibre.
  • Comprendre le passage des postures au déplacement puis à la verticalité.
  • Identifier l’importance des expériences spontanées dans l’acquisition de nouvelles compétences.

 

  1. Observer avant d’intervenir

L’observation permet d’accompagner l’enfant au plus près de ses compétences réelles.

  • Observer les initiatives motrices spontanées.
  • Identifier les appuis, essais, ajustements et stratégies de l’enfant.
  • Distinguer accompagnement et stimulation excessive.
  • Respecter le rythme d’apparition des acquisitions.
  • Éviter de placer régulièrement l’enfant dans une position qu’il ne maîtrise pas encore seul.
  • Apprendre à intervenir lorsque cela est réellement nécessaire.
  • Développer une posture d’adulte disponible, sécurisante et observatrice.
  1. Comprendre les principes de la motricité libre
  • Découvrir les fondements de la motricité libre inspirés notamment des travaux d’Emmi Pikler.
  • Comprendre les bénéfices de l’activité motrice spontanée.
  • Favoriser l’expérimentation autonome.
  • Respecter l’initiative de l’enfant.
  • Comprendre la place de l’adulte : sécuriser sans diriger systématiquement.
  • Favoriser la confiance en soi et le sentiment de compétence.
  • Concilier liberté d’exploration et sécurité.

 

  1. Le professionnel comme « phare » sécurisant
  • Comprendre la fonction sécurisante de la présence adulte.
  • Être disponible sans être constamment dans l’intervention.
  • Soutenir par le regard, la parole et la proximité.
  • Ajuster la distance physique.
  • Identifier les moments où l’enfant a besoin d’aide.
  • Permettre les essais, erreurs et répétitions.
  • Créer les conditions permettant à l’enfant d’explorer en confiance.

 

  1. Expérimenter l’engagement corporel du professionnel

Le corps du professionnel constitue un outil essentiel dans la relation au jeune enfant.

  • Prendre conscience de sa posture corporelle.
  • Observer l’impact du tonus, des gestes et du rythme sur l’enfant.
  • Expérimenter différentes positions au sol.
  • Comprendre l’importance de la proximité et de la distance.
  • Ajuster ses gestes lors du portage, du change et des déplacements.
  • Utiliser le corps comme support de sécurité et de communication.
  • Identifier les postures susceptibles de favoriser ou de limiter l’autonomie de l’enfant.

 

  1. Aménager des espaces favorables au mouvement
  • Observer l’espace du point de vue de l’enfant.
  • Concevoir des espaces permettant l’exploration autonome.
  • Proposer des zones adaptées aux différents niveaux de développement.
  • Favoriser les déplacements libres.
  • Éviter la surstimulation et l’accumulation de matériel.
  • Permettre la répétition des expériences motrices.
  • Choisir du matériel adapté, simple et évolutif.
  • Adapter l’aménagement aux compétences des enfants présents.
  • Maintenir un équilibre entre sécurité, liberté et prise de risque mesurée.
  1. Le développement psychomoteur dans les différents temps de la journée

Les besoins moteurs ne s’arrêtent pas aux temps de jeux. Ils sont présents tout au long de la journée.

Les participants analyseront notamment :

  • les temps d’accueil et de séparation ;
  • les temps de regroupement ;
  • le change et les soins ;
  • l’habillage et le déshabillage ;
  • les repas ;
  • les transitions ;
  • le sommeil ;
  • les temps de jeu libre ;
  • les sorties et déplacements.

Pour chaque situation, il s’agira de réfléchir à la manière de favoriser la participation et l’autonomie de l’enfant.

 

  1. Les soins comme temps de coopération
  • Faire du soin un temps de relation individualisée.
  • Prévenir l’enfant avant d’agir sur son corps.
  • Verbaliser les gestes.
  • Respecter son rythme et ses réactions.
  • Favoriser sa participation active.
  • Soutenir les initiatives motrices pendant le change.
  • Éviter les manipulations rapides ou mécaniques.
  • Encourager progressivement la coopération et l’autonomie.

 

  1. Mouvement, alimentation et repas
  • Comprendre l’importance de l’installation corporelle pendant le repas.
  • Adapter le mobilier aux compétences posturales de l’enfant.
  • Favoriser des appuis stables.
  • Encourager l’autonomie motrice.
  • Respecter les gestes spontanés permettant de porter les aliments à la bouche.
  • Comprendre les liens entre posture, disponibilité et qualité de l’expérience alimentaire.
  • Favoriser une participation progressive de l’enfant.

 

  1. Sommeil, récupération et développement
  • Comprendre le rôle du sommeil dans le développement et les apprentissages.
  • Identifier les signes de fatigue.
  • Respecter les rythmes individuels.
  • Comprendre les liens entre fatigue, stress, disponibilité relationnelle et compétences motrices.
  • Réfléchir à l’environnement du sommeil.
  • Favoriser des transitions adaptées entre activité et repos.
  1. Stress, sécurité affective et disponibilité corporelle
  • Comprendre les liens entre sécurité affective et exploration motrice.
  • Identifier les situations pouvant générer du stress.
  • Comprendre comment l’état émotionnel influence la motricité.
  • Ajuster les attentes professionnelles.
  • Favoriser une présence adulte prévisible et rassurante.
  • Respecter le besoin de proximité ou de retrait de l’enfant.
  • Permettre à l’enfant d’explorer lorsqu’il se sent suffisamment sécurisé.

 

  1. Vêtements, matériel et liberté de mouvement
  • Identifier les vêtements pouvant limiter certains mouvements.
  • Conseiller des tenues favorisant l’aisance motrice.
  • Observer l’effet des chaussures, chaussons ou pieds nus selon les situations.
  • Réfléchir à l’utilisation du matériel de puériculture.
  • Évaluer la pertinence des équipements au regard du développement et de l’autonomie.
  • Faire évoluer les habitudes professionnelles lorsque certains équipements limitent inutilement la mobilité.

 

  1. Repérer les signes nécessitant une vigilance particulière
  • Connaître les principaux repères du développement psychomoteur.
  • Identifier certaines variations habituelles.
  • Repérer des signes de développement inhabituels.
  • Observer une asymétrie persistante, une absence d’évolution ou certaines difficultés motrices.
  • Prendre en compte les dimensions sensorielles, relationnelles et comportementales.
  • Formaliser des observations objectives.
  • Échanger avec l’équipe.
  • Savoir aborder une inquiétude avec les familles.
  • Connaître les limites du rôle professionnel : observer et orienter sans poser de diagnostic.
  • Identifier les professionnels ou services pouvant être sollicités.
  1. Accompagner les familles autour du développement psychomoteur
  • Recueillir les observations des parents.
  • Expliquer les principes de la motricité libre avec des mots accessibles.
  • Répondre aux interrogations autour des acquisitions motrices.
  • Accompagner les inquiétudes liées aux comparaisons entre enfants.
  • Valoriser les compétences et progrès observés.
  • Sensibiliser à l’importance des expériences au sol et du mouvement libre.
  • Favoriser une continuité entre les pratiques de la famille et celles de la structure sans imposer un modèle unique.

 

  1. Analyser les pratiques professionnelles

À partir de situations apportées par les participants :

  • observer une situation sous l’angle psychomoteur ;
  • identifier les besoins de l’enfant ;
  • repérer les interventions de l’adulte ;
  • analyser les effets de l’environnement ;
  • rechercher des alternatives ;
  • interroger les habitudes de l’équipe ;
  • identifier les pratiques facilitant ou limitant l’autonomie ;
  • construire des ajustements réalistes et applicables.

 

  1. Construire un environnement professionnel favorable au développement
  • Définir des repères communs au sein de l’équipe.
  • Harmoniser les pratiques autour de la motricité libre.
  • Réfléchir collectivement à l’aménagement des espaces.
  • Repenser certains temps institutionnels.
  • Intégrer le développement psychomoteur au projet éducatif.
  • Identifier des pistes d’évolution à court et moyen terme.
  • Construire un plan d’action adapté aux réalités de la structure.

La formation repose sur une pédagogie active associant connaissances théoriques, expérimentation corporelle, observation et analyse des pratiques.

Elle pourra notamment intégrer :

  • des apports théoriques et méthodologiques ;
  • des expérimentations sensori-motrices ;
  • des exercices corporels permettant d’expérimenter différentes postures ;
  • des observations de situations professionnelles ;
  • des supports vidéo et visuels ;
  • des études de cas ;
  • des mises en situation ;
  • des jeux de communication et de coopération ;
  • des travaux individuels et en sous-groupes ;
  • des temps d’échange autour des expériences professionnelles ;
  • l’expérimentation d’outils directement transférables dans le quotidien.

 

L’objectif est de permettre aux participants d’articuler les connaissances acquises avec une réflexion concrète sur leur posture et leur environnement professionnel.

En amont de la formation
Un échange avec le responsable de l’établissement permet d’identifier les attentes, les besoins spécifiques de l’équipe et les situations rencontrées afin d’adapter le contenu et le déroulement de la formation.

En début de formation
Un temps de recueil des connaissances et représentations initiales permet d’identifier les acquis des participants concernant le développement psychomoteur et la motricité libre.

Pendant la formation
Les acquis sont évalués progressivement au travers de :

  • quiz ;
  • exercices d’observation ;
  • mises en situation ;
  • expérimentations corporelles ;
  • études de cas ;
  • analyses de situations professionnelles.

 

Ces activités sont accompagnées de temps de correction, de verbalisation et de réflexion collective.

À l’issue de la formation
Une évaluation des acquis permet de mesurer l’atteinte des objectifs pédagogiques. Un questionnaire de satisfaction est également proposé aux participants.

Après la formation
Un questionnaire de satisfaction peut être adressé au commanditaire afin d’évaluer la réponse apportée aux besoins identifiés.

  • Professionnels de la Petite Enfance.
  • Professionnels exerçant en crèche, micro-crèche ou autre établissement d’accueil du jeune enfant.
  • Responsables et référents techniques.
  • Assistants maternels et professionnels de l’accueil individuel.
  • Professionnels débutants ou expérimentés souhaitant actualiser leurs connaissances, interroger leurs pratiques ou renforcer leurs compétences autour du développement psychomoteur.
Aucun prérequis spécifique n’est nécessaire pour participer à cette formation.

Formation proposée en présentiel, à distance ou en format mixte, selon les modalités définies avec le commanditaire.

Le programme peut être déployé sur deux journées complémentaires, permettant d’articuler acquisition des fondamentaux, expérimentation, approfondissement et analyse des pratiques.

En présentiel, la formation se déroule dans une salle adaptée à l’effectif et permettant les expérimentations corporelles prévues.

À distance, les participants doivent disposer d’un équipement informatique, d’une connexion internet et de conditions permettant de participer aux échanges et activités proposées.

La formation peut faire l’objet d’adaptations en fonction des besoins des participants en situation de handicap.

Afin d’anticiper les éventuels aménagements nécessaires — accessibilité des locaux ou des outils numériques, organisation, rythme, modalités d’expérimentation ou adaptations pédagogiques — nous vous invitons à nous contacter en amont de la formation :

contact@inpe.fr

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