Garantir la sécurité physique, affective et émotionnelle du jeune enfant constitue une responsabilité fondamentale pour tous les professionnels de la Petite Enfance.
La bientraitance ne se limite pas à l’absence de maltraitance. Elle repose sur une démarche collective et permanente visant à respecter les besoins, le rythme, le corps, les émotions et la singularité de chaque enfant, tout en interrogeant régulièrement les pratiques professionnelles et l’organisation de la structure.
Le cadre applicable aux établissements d’accueil du jeune enfant a été renforcé ces dernières années. Le décret n° 2025-304 du 1er avril 2025 a notamment fait évoluer plusieurs dispositions relatives au fonctionnement des EAJE. Le Référentiel national de qualité de l’accueil du jeune enfant, publié le 2 juillet 2025, définit quant à lui des pratiques attendues dans l’ensemble des modes d’accueil et constitue désormais l’un des fondements de l’inspection-contrôle et de l’évaluation des établissements.
Ce référentiel inscrit explicitement la prévention de la maltraitance parmi les dimensions de la qualité organisationnelle et s’appuie notamment sur les droits de l’enfant, l’interdiction des violences éducatives ordinaires et la définition légale de la maltraitance, qu’elle soit individuelle, collective ou institutionnelle.
Dans ce contexte, les professionnels doivent être en mesure de porter un regard attentif sur leurs propres pratiques mais également de repérer les signes pouvant laisser craindre qu’un enfant soit en danger ou en risque de danger.
Comment distinguer une pratique maladroite d’une situation de maltraitance ? Comment prévenir les « violences ordinaires » du quotidien ? Quels signes peuvent alerter sur une situation intrafamiliale ? Comment observer sans interpréter ? Que transmettre, à qui et comment ? Quelle posture adopter lorsqu’une pratique professionnelle inquiète ?
Cette formation permet aux équipes de développer une culture partagée de la bientraitance et de la protection de l’enfant, de renforcer leur capacité d’observation et de disposer de repères concrets pour prévenir, repérer, transmettre et agir.
L’objectif n’est pas de transformer les professionnels en enquêteurs, mais de leur permettre de tenir pleinement leur rôle : observer, protéger, partager une préoccupation et mobiliser les interlocuteurs compétents lorsqu’une situation le nécessite.
Le contenu et le déroulement de la formation peuvent être adaptés aux besoins spécifiques de la structure. Un échange préalable entre le formateur ou la formatrice et le responsable d’établissement permet d’identifier les attentes de l’équipe et les situations rencontrées.
Le Référentiel national de qualité de l’accueil, publié en juillet 2025, définit un socle commun de pratiques pour les modes d’accueil et comprend notamment des recommandations relatives à la prévention de la maltraitance et à la qualité organisationnelle.
La prévention commence souvent par une réflexion sur les pratiques qui paraissent les plus ordinaires.
La formation permet notamment d’interroger :
Pour chacune de ces situations : qu’est-ce qui répond au besoin de l’enfant et qu’est-ce qui répond principalement aux contraintes de l’organisation ?
Certaines paroles ou attitudes peuvent être banalisées dans les pratiques quotidiennes.
L’objectif est d’analyser ces situations sans culpabiliser les professionnels, mais en développant une capacité collective à les identifier et à rechercher des alternatives.
La maltraitance institutionnelle ne repose pas nécessairement sur l’intention d’un professionnel. Elle peut également résulter d’une organisation ou de pratiques collectives qui ne répondent plus suffisamment aux besoins des enfants.
Certains contextes peuvent augmenter le risque de pratiques inadaptées :
Identifier ces facteurs permet d’agir avant qu’ils ne produisent des situations préoccupantes.
La bientraitance suppose que les pratiques puissent être discutées.
Les professionnels de la Petite Enfance occupent une place privilégiée d’observation du jeune enfant.
Ils peuvent notamment être attentifs à :
Aucun signe pris isolément ne permet nécessairement de conclure à une maltraitance.
L’enjeu est de savoir observer, contextualiser et transmettre une préoccupation lorsque plusieurs éléments interrogent.
Le rôle du professionnel n’est pas de mener une investigation.
Une transmission professionnelle doit pouvoir distinguer clairement :
Le fait :
« À 9 h 20, j’observe une marque violacée sur l’avant-bras droit. »
L’interprétation :
« Il semble avoir été frappé. »
La formation permet d’apprendre à :
Lorsque l’enfant commence à parler ou communique par d’autres moyens :
La formation permet de clarifier les différentes situations afin de savoir vers quel dispositif se tourner.
Les procédures précises doivent être adaptées au département et au fonctionnement de l’établissement.
Une bonne traçabilité doit rester :
À partir de situations concrètes, les participants pourront s’entraîner à transformer une impression ou une inquiétude en observation professionnelle exploitable.
La communication avec les familles doit être adaptée à la nature de la situation et aux consignes données par les professionnels chargés de la protection de l’enfant.
La formation permettra de travailler sur :
Différents outils peuvent soutenir une culture commune :
La charte peut notamment préciser des engagements tels que :
À partir d’une grille simple, les participants pourront questionner :
L’objectif est d’identifier les points forts et les axes d’amélioration, et non d’évaluer individuellement les professionnels.
La formation pourra s’appuyer sur différentes situations :
Pour chaque situation :
observer → distinguer faits et interprétations → évaluer le niveau de préoccupation → identifier les interlocuteurs → décider de la conduite professionnelle adaptée.
La formation privilégie une pédagogie active et réflexive, adaptée au caractère sensible de la thématique.
Elle pourra notamment intégrer :
Une attention particulière est portée à l’instauration d’un cadre de formation sécurisant, respectueux et non culpabilisant, indispensable pour permettre un véritable questionnement des pratiques.
En amont de la formation
Un échange avec le responsable d’établissement permet d’identifier les pratiques existantes, les procédures internes, les attentes et les situations auxquelles l’équipe est confrontée.
En début de formation
Un recueil des représentations et un auto-positionnement permettent d’identifier les connaissances initiales relatives à la bientraitance et à la protection de l’enfance.
Au cours de la formation
Les acquis sont évalués progressivement à travers :
À l’issue de la formation
Une évaluation permet de mesurer l’atteinte des objectifs pédagogiques.
Les participants identifient également des actions concrètes permettant de renforcer la bientraitance et la prévention au sein de leur structure.
Un questionnaire de satisfaction est proposé aux participants.
Après la formation
Un questionnaire de satisfaction peut être adressé au commanditaire afin d’évaluer la réponse apportée aux besoins identifiés.
Cette formation s’adresse à l’ensemble des professionnels intervenant auprès de jeunes enfants :
Formation proposée en présentiel à distance ou mixte.
La formation peut faire l’objet d’adaptations en fonction des besoins des participants en situation de handicap.
Afin d’anticiper les éventuels aménagements nécessaires — accessibilité des locaux, organisation, rythme ou adaptations pédagogiques — nous vous invitons à nous contacter en amont de la formation :
Contact
Pour toute question concernant cette formation ou pour étudier son adaptation aux besoins de votre établissement :